PHILIPPE LEROY


Photographe d'architecture


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TECHNIQUES - Photographie d'architecture

 

Lorsque l'on fait appel à un photographe professionnel, c'est avant tout pour son œil... sa faculté à trouver le bon angle et la meilleure composition. Mais c'est aussi pour ses capacités techniques.
La photographie d'architecture demande l'utilisation et la maîtrise de techniques très spécifiques à cette spécialité.

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1°) Le contrôle des perspectives
2°) La gestion des écarts de luminosité
3°) La retouche numérique
4°) Les Filtres
5°) Equipement

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Le contrôle des perspectives

Le B.A.-BA du photographe d'architecture passe par le contrôle des perspectives. Par ce terme on désigne les techniques et l'habileté du photographe permettant de conserver des lignes verticales parfaitement d'aplomb.
Pour cela, il existe différentes techniques :

  • Etre méticuleux lors de la prise de vue, pour éviter les prises de vues en plongée/contre-plongée involontaire
  • Utiliser un verre de visée quadrillé pour avoir de bons repères
  • Fixer son boitier sur un trépied stable, lui même équipé d'une rotule précise
  • Utiliser une optique à décentrement si nécessaire
  • Corriger via un logiciel de retouche, pour de légères corrections

Dans la mesure du possible il est conseillé de limiter au maximum les corrections de perspectives via un logiciel de retouche. Car redresser avec un logiciel a pour effet d'étirer (ou écraser) l'image, et implique un recadrage une fois l'opération effectuée. Cette retouche aura donc comme effet d'altérer l'image, et de lui faire perdre en définition. Cette technique sera donc à réserver uniquement pour des légers ajustements.

Lorsque la prise de vue en plongée ou contre-plongée s'impose comme inévitable avec des objectifs standards, on utilise alors des optiques à décentrement. Ces objectifs permettent de contrôler les perspectives, en évitant d'incliner l'appareil photo et ainsi éviter les cadrages en plongée/contre-plongée ayant pour effet d'écraser ou d'allonger les perspectives et d'incliner les lignes verticales.

Les optiques à décentrement permettent de plus un contrôle de la profondeur de champ, grâce à un système de bascule. D'ailleurs, pour être précis, ces objectifs sont appelés : "A bascule et décentrement".
Cette bascule permet, d'incliner le plan de netteté d'une image, et ainsi donner l'impression d'une profondeur de champ plus grande, ou au contraire plus réduite, en créant des zones floues localisées.

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La gestion des écarts de luminosité

Nos yeux, couplés à notre cerveau, sont capables de prouesses qu'un appareil photo numérique n'arrive pas encore à égaler. L'une de ces aptitudes réside dans la capacité qu'ont nos yeux à s'adapter aux écarts de luminosité présents dans une même scène, là ou le capteur d'un appareil photo numérique atteint vite ses limites.

Cette problématique se rencontre couramment en photographie d'architecture "d'intérieur", lorsque l'on photographie une pièce dans laquelle se trouve des fenêtres. Il sera bien souvent difficile d'obtenir une exposition correcte à la fois pour l'intérieur de la pièce, et pour l'extérieur que l'on distingue à travers les fenêtres. Plus il fera clair à l'extérieur, et sombre à l'intérieur, plus la difficulté sera grande.

Le résultat, si aucune correction n'est effectuée, peut se traduire de différentes manières :

  • Dans le cas d'une exposition moyenne pour la scène, la pièce sera globalement sombre et les ouvertures des fenêtres seront trop lumineuses.
  • Dans le cas d'une surexposition de la scène, l'intérieur de la pièce présentera une lumière agréable et équilibrée, mais les ouvertures seront complètement blanches (ou presque) ne laissant aucune vision vers l'extérieur. Ce cas de figure peut-être intéressant lorsque l'on désir masquer la vue vers l'extérieur.
  • Dans le cas d'une sous-exposition de la scène, l'intérieur de la pièce disparaitra dans l'ombre, mais l'on pourra parfaitement distinguer l'extérieur, par les fenêtres, qui sera cette fois bien exposé.

Pour remédier à cette situation, ou l'atténuer au minimum, il existe différentes parades :

  1. Effectuer ses prises de vues au format RAW, et avec un appareil à grande dynamique. Cette technique a ses limites, mais permet tout de même une grande latitude au post-traitement afin d'éclaircir les zones sombres et récupérer les zones surexposées. Méthode généralement suffisante dans la majorité des cas.
  2. L'éclairage artificiel, par l'utilisation de flashs ou d'éclairages continus, de manière à rééquilibrer la luminosité entre l'intérieur et l'extérieur. Cette solution est la plus qualitative, mais son inconvénient réside dans le transport et la mise en place d'éclairages (détournés du studio) encombrants et énergivores.
  3. Et le HDRI (High Dynamic Range Imaging), traduit en "Imagerie à grande gamme dynamique", qui consiste à fusionner, via un logiciel de retouche, plusieurs images identiques prisent à des expositions différentes. Ce ci afin d'obtenir une image finale bien exposée pour les ombres ainsi que pour les hautes lumières. Cette technique tend à remplacer dans bien des situations l'éclairage artificiel qui s'avère plus contraignant dans le cas de reportage "d'architecture". Attention, mal maîtrisée, le résultat peut être peu esthétique. L'image présente alors un manque de netteté globale, du bruit numérique (grain coloré) et une luminosité et un contraste globale à l'aspect artificiel et dégradé.
    Il faut donc parfaitement contrôler tous les paramètres de la prise de vue à la retouche, et délaisser les fusions automatiques au rendu peu flatteur, au profit de retouches manuelles beaucoup plus qualitatives.
    Procédé à réserver pour les cas extrêmes et à utiliser avec des pincettes...

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La retouche numérique

Aujourd'hui, on entend souvent dire : "C'est facile maintenant la photo avec le numérique ! Il suffit d'appuyer et on voit la photo derrière l'écran ! En plus, on n'est plus limité par le nombre de poses des pellicules, on peut recommencer quand c'est raté ! Etc..."

C'est facile... Jusqu'à ce que l'on parle de : "Bruit numérique, iso, HDR, décentrement, rééchantillonnage, f/2.8, définition, profil icc, résolution, ppi, Prophoto, Raw, calibration, spectrophotomètre, calque de réglage, masque de fusion, etc... etc..." Autant de termes techniques indispensables au niveau professionnel.

Le numérique a transformé la photographie et les photographes. Auparavant, un photographe était juste photographe. Aujourd'hui, en plus d'être un technicien de la prise de vue, il doit avoir des notions en comptabilité, en commerce, en informatique, en webmastering, et être... retoucheur d'image.

L'utilisation de logiciels, tels que Photoshop®, Lightroom® et d'autres, est donc devenue incontournable afin d'optimiser son flux de travail, ainsi que ses images, au niveau qualitatif, et par rapport à leur destination finale.
Un fichier destiné au web n'aura pas le même profil icc et la même définition qu'un fichier destiné à l'impression.

La retouche numérique permet :

  • L'amélioration globale ou localisée d'une image (lumière, contraste, colorimétrie, netteté)
  • D'affiner un cadrage
  • De supprimer des éléments parasites dans l'image
  • De rééchantilloner l'image pour une utilisation web, tout en conservant une bonne netteté
  • De convertir l'image dans le bon espace couleur (ProPhoto, AdobeRVB, sRVB,...)
  • De convertir une image en noir et blanc, tout en conservant un contraste et une lumière de qualité
  • D'assembler plusieurs images pour obtenir une image de très grande définition, et/ou un panoramique
  • D'assembler plusieurs images pour créer une visite virtuelle haute définition
  • De créer des images à grande gamme dynamique (HDR)
  • Etc... Etc...

Au-delà de l'aspect technique, la retouche est un moyen supplémentaire, donné au photographe, pour qu'il puisse s'exprimer au niveau artistique afin d'affirmer son point de vue, et son interprétation de l'image.

Exemple d'image retouchée - Faites glisser le curseur de la souris sur cette image, pour voir l'image d'origine




Cliquez sur cette phrase pour voir d'autres exemples de retouches...

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Les Filtres

Depuis l'arrivée du numérique, les filtres sont beaucoup moins utilisés qu'auparavant. Avec Photoshop®, il est devenu facile de reproduire l'effet de la plupart des filtres dits "artistiques", et bien plus encore.
Malgré cela, quelques filtres restent indispensables aux photographes, et trouvent parfaitement leur utilité dans le domaine de la photographie d'architecture.

Hormis le filtre UV, qui est vissé sur la plupart des optiques des photographes, plus dans un but de protection de la lentille frontale que pour ses qualités anti-UV, il existe 2 principaux filtres "à effets", que photoshop® ne peut remplacer.

Le filtre polarisant : Généralement utilisé pour la photographie de paysage pour faire ressortir de beau contraste (type carte postale), il trouve son utilité en photographie d'architecture pour la même fonction, mais aussi, surtout, pour limiter les reflets sur les surfaces réfléchissantes. Il va, par exemple, atténuer les reflets présents sur une vitre et ainsi permettre de voir au travers sans reflets gênants.

Le filtre gris neutre : Ce filtre va permettre des poses longues en plein jour. Une pose de plusieurs secondes autorise des effets esthétisants de mouvement sur l'eau ou les nuages, et permet aussi de flouter des personnes en mouvement présentes dans l'image, voir de les faire disparaitre dans le cas de poses très longues.
Il existe différentes puissances de filtre gris, adaptées aux conditions d'éclairage et/ou au rendu désiré.

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Equipement

  • Boitiers numériques
    - Nikon D3 (Appareil principal)
    - Nikon D200 (Appareil de secours)
  • Objectifs Nikon
    - Nikkor AF-S 14-24mm f/2.8 G ED (Zoom Ultra Grand-angle)
    - Nikkor AF-S 24-70mm f/2.8 G ED (Zoom Standard)
    - Nikkor AF-S 70-200mm f/2.8 G IF-ED VR (Zoom Téléobjectif stabilisé)
    - Nikkor AF-S 18-200mm f/3.5-5.6 DX IF-ED VR II (Zoom Transtandard stabilisé)

    - Nikkor PC-E 24mm f/3.5 D ED (Objectif à Bascule & Décentrement)
    - Nikkor PC-E 45mm f/2.8 D ED (Objectif à Bascule & Décentrement)

    - Nikkor AF 16mm f/2.8 D-FE (Objectif Fish-Eye)
    - Nikkor AF 50mm f/1.8 D (Objectif Standard)
    - Nikkor AF-S 105mm f/2.8 G VR II (Objectif Macro stabilisé)
  • Trépieds & Monopode
    - Manfrotto MT057C4-G Carbone
    - Manfrotto 055PRO4 Carbone
    - Manfrotto Neotec 685B (Monopode)
    - Benro 258-N6 Carbone
    - Manfrotto 718B + Rotule 3D
  • Rotules & Tête panoramique
    - Manfrotto 405 Pro Micrométrique
    - Manfrotto 410 Micrométrique
    - Manfrotto 468 MG Hydrostatique
    - Nodal Ninja 5
  • Studio mobile
    - 3 x Torches HEDLER H19TS - 650 à 5850 Watts d'éclairage
    - 3 x Trépieds 2.50m
    - 2 x Softbox 70x70cm
    - 2 x Parapluies blanc/translucide/réflechissant 115cm
    - Réflecteur Coupe flux 4 volets
    - Réflecteur MaxiSpot 130mm
    - Assistant + Pied + réflecteurs lastolite 56cm et 106cm
  • Accessoires
    - Flash Nikon SB-800
    - Cellule Sekonic L758-D
    - Divers filtres Lee - Hoya - B&W
    - Télécommande sans fil UHF
    - Etc...
  • Station de travail
    - Intel iQ7 (Quad Core - 8 processeurs) 2.93GHz
    - Vista 64 bits
    - Mémoire vive : 12Go de ram DDR3
    - Carte graphique NVIDIA GeForce GT220 - 1Go de ram
    - Double disque dur SATA (2 x 1 To)
    - Ecran EIZO ColorEdge CG243W - 24"
  • Calibration
    - Sonde Eye-One Display
    - Charte Munsell Colorchecker
    - Charte de gris True Colors
  • Tablettes graphiques Wacom
    - Intuos 4M
    - Bamboo A6 wide
  • Logiciels photos
    - Adobe Photoshop CS5 - 64bits
    - Adobe Bridge CS5
    - Adobe Camera Raw 6.6
    - Adobe Lightroom 3.6 - 64bits
    - Kolor Autopano Giga 2.5 - 64bits
    - Kolor Panotour Pro 1.5 - 64bits


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Philippe Leroy, photographe professionnel et retoucheur numérique, en Ile de France (78), exerçant sur Paris, la France entière et à l'étranger.
Spécialisé dans la photographie d'architecture, la photographie d'intérieur, la photographie urbaine ainsi que la photographie d'architecture paysagère.


Au services des agences de communication, agences immobilières de prestige, architectes, collectivités territoriales, décorateurs, designers, entreprises & commerces,
groupes BTP/Construction/Energie/Industrie, hôtels & restaurants, musées & galeries, magazines spécialisés, paysagistes, promoteurs immobiliers, urbanistes,...
...et tout autre société ou institution désirant des prises de vues qualitatives d'un bâtiment, d'un site, ou d'une structure.

e-mail : leroyphoto@gmail.com - mobile : +33 (0)6 80 84 00 59
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